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CELI : 5 réponses à des questions fréquemment posées

Le temps des impôts bat son plein… et le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) a suffisamment fait parler de lui ! Voici plutôt tout ce qu’il faut savoir sur le compte d’épargne libre d’impôt (CELI), l’incontournable de toute planification financière !



1- Pourquoi devrais-je considérer le CELI ?

Tout simplement parce que les retraits effectués ne sont pas imposables, d’où son appellation « compte d’épargne libre d’impôt ». À l’inverse, un retrait du REER augmente d’autant le revenu imposable de l’année concernée, entraînant la nécessité de jongler avec quelques variables fiscales…

 

Le CELI offre donc une grande flexibilité. Les sommes investies dans ce régime peuvent servir à l’atteinte de différents objectifs, qu’ils soient à court ou à long terme. Vous pouvez donc adapter votre stratégie en fonction de l’horizon de placement prévu. Vous pouvez choisir plusieurs types de produits financiers pour investir dans votre CELI, en passant du compte bancaire à intérêt élevé pour votre coussin de sécurité, à des actifs plus risqués pour ajouter de la croissance à votre épargne-retraite.

 

Ce qui est vraiment formidable, c’est que peu importe le type de revenu généré par les placements détenus en CELI (intérêts, dividendes ou gains en capital), ceux-ci demeurent à l’abri de l’impôt, même dans l’éventualité d’un retrait. Une utilisation judicieuse de ce régime est donc à prévoir pour maximiser son potentiel.

2- Combien puis-je cotiser au CELI ?

En 2009, il fut possible d’y cotiser une première tranche de 5000 $. Ce montant est depuis renouvelé et majoré à chaque début d’année. En 2026, cette limite annuelle est donc fixée à 7000 $. Les droits de cotisation inutilisés se reportent d’année en année. Si vous n’avez jamais cotisé à un CELI, que vous avez un numéro d’assurance sociale (NAS) valide et que vous aviez au moins 18 ans en 2009, vous pouvez désormais y déposer jusqu’à 109 000 $.

 

Mais attention ! Les retraits effectués ont des répercussions sur les droits de cotisation. Un retrait du CELI libère des droits de cotisation pour l’année suivante, et non pour l’année en cours. À l’inverse, lorsqu’un retrait est effectué du REER, le droit de cotisation utilisé précédemment… disparaît à tout jamais !


À la suite de la vente de sa maison, un homme de 50 ans qui n’a jamais cotisé à son CELI y dépose 109 000 $ le 1er janvier 2026, soit le maximum cumulatif permis. Il a donc utilisé d’un seul coup tous ses droits de cotisation.
En mars de cette même année, il retire 10 000 $ pour financer un projet personnel. Bonne nouvelle : ce retrait n’est pas imposable. Par contre, il ne pourra pas contribuer ce 10 000 $ de nouveau avant le 1er janvier 2027. À cette date, il récupérera le droit de cotiser le montant retiré, en plus du nouveau plafond annuel.

Ce plafond cumulatif, de 109 000 $ en 2026, est d’ailleurs très important. Il ne faut pas le dépasser, sous peine de subir des pénalités imposées par le gouvernement du Canada. La pénalité représente 1 % de tout excédent calculé, chaque mois. Votre planificateur financier est en mesure d’anticiper les risques, d’ajuster le tir au besoin et de vous éviter bien des erreurs coûteuses. Comme un chef d’orchestre , il souhaite donc empêcher les fausses notes. N’hésitez pas à lui poser des questions !



3- Dans quoi devrais-je investir l’argent de mon CELI ?

Il n’existe pas une seule bonne réponse : tout dépend de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Le CELI est un véhicule fiscalement avantageux, mais ce n’est pas un placement en soi. Il s’agit plutôt d’une boîte fiscale, dans laquelle vous pouvez détenir différents types d’investissements : fonds négociés en Bourse (FNB), fonds communs, actions, obligations ou certificats de placement garanti (CPG).

 

L’important demeure que les sommes investies dans votre CELI s’intègrent à votre stratégie globale et qu’elles ne dorment pas simplement dans un compte à faible rendement.



⚠️ Attention aux pertes dans votre CELI

Si vous vendez un placement dont la valeur a diminué, pour ensuite effectuer un retrait, l’espace de cotisation correspondant à la baisse de valeur est perdu définitivement. Les stratégies trop risquées ou spéculatives peuvent non seulement affecter votre rendement… mais aussi réduire votre marge de manœuvre future.


4- Dans quelles situations devrais-je utiliser le CELI ?

  • Pour votre fonds d’urgence

    Chaque personne devrait disposer d’un coussin financier équivalant à trois à six mois de dépenses. Le CELI peut être un excellent endroit pour loger cette réserve, puisque les rendements générés ne sont pas imposables et que les retraits peuvent être faits en tout temps, sans impact fiscal.

  • Pour des projets à moyen terme

    Achat d’une propriété, rénovations, voyage marquant ou congé sabbatique : le CELI permet d’épargner pour ces objectifs sans alourdir votre facture fiscale. Sa souplesse en fait un outil idéal lorsque l’horizon est de quelques années.

  • Pour la retraite — son plein potentiel

    C’est toutefois à long terme que le CELI révèle toute sa puissance. Les retraits sont non imposables et n’affectent pas les prestations gouvernementales basées sur le revenu, comme la Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et le Supplément de revenu garanti (SRG). Bien intégré à une stratégie globale, il devient un levier précieux pour optimiser vos revenus à la retraite.

5- Est-il préférable de cotiser au REER ou au CELI ?

Une analyse approfondie de votre situation financière est requise pour déterminer l’option à envisager. Il y a autant de réponses que de situations familiales et personnelles. C’est ce qui caractérise la planification financière : il n’y a pas de recette universelle. Il faut procéder cas par cas. Et c’est sans oublier tous les autres régimes qui vous font de l’œil pour mériter vos deniers : le régime enregistré d’épargne-études (REEE), par exemple, doit aussi faire partie de l’équation !

Au plaisir de vous revoir dans un prochain billet. Pour ne rien manquer, je vous invite à vous abonner à mon blogue !


 
 
 

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